Mix cubisto-spacial à la sauce contemporaire

Ils sont remarquables, ces grands tableaux gris charbon dans lesquels s’entrevèchent des possibilités géometriques et les signes d’un certain language cartographique, du moins ce qu’il en reste. L’impression que la peinture de Guillermo Kuitca me donne, c’est de planner au dessus d’une ville engloutie par une masse chadokienne. Les lignes et les signes se désintègrent sous l’auspice maléfique d’un pouvoir mystérieux et enveloppant. Les quelques éclaboussures de lumière qui se dévoilent de l’intérieur font surgir une autre dimension à la surface du tableau, bien plus profonde et hostile. Les perspectives éclatent et je me perds dans le dédale de ces lieux inconnus dont les coins et re-coins me ramènent reguliérement en survol, comme si mon intuition ultime était de ne jamais perdre le sens des perspectives… Le cubisme de Guillermo Kuitca est ma foi plus satisfaisant que celui de ses héros Braque et Picasso, sans doute par sa remise à jour éclairée. Ses révisions de Lucio Fontana sont moins convaincantes. Au lieu de transpercer ses tableaux d’un geste fatidique, Kuitca les caressent de son pinceau en laissant l’illusion d’une blessure.

Guillermo Kuitca est a Hauser & Wirth jusqu’au 8 novembre

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~ by lavivette on November 1, 2008.

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